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Déclaration de cession de véhicule non enregistré : ce qu’il faut savoir

La déclaration de cession d’un véhicule non enregistré est une démarche cruciale lors de la vente ou du don d’un véhicule d’occasion. Cet article vous expliquera les étapes et les obligations légales, ainsi que les conséquences en cas de manquement à ces obligations. Il abordera également les différentes situations auxquelles vous pouvez être confronté et les solutions possibles.

Qu’est-ce que la déclaration de cession d’un véhicule non enregistré ?

La déclaration de cession d’un véhicule est un document administratif obligatoire lors de la vente ou du don d’un véhicule d’occasion. Elle permet de transférer la propriété du véhicule et d’informer l’administration de ce changement. Le terme « non enregistré » signifie que le véhicule n’a pas encore été immatriculé au nom du nouveau propriétaire.

Cette déclaration doit être réalisée par l’ancien propriétaire et remise à l’acheteur, qui devra ensuite procéder à l’immatriculation du véhicule à son nom. Il est important de noter que cette démarche doit être effectuée dans un délai maximum de 15 jours après la date de cession.

Les obligations légales liées à la déclaration de cession

La loi impose certaines obligations aux parties concernées lors d’une transaction impliquant un véhicule non enregistré. Voici les principales obligations à respecter :

  • L’ancien propriétaire doit fournir à l’acheteur un exemplaire de la déclaration de cession, dûment rempli et signé, ainsi qu’un certificat de situation administrative (non gage) datant de moins d’un mois.
  • L’acheteur doit procéder à l’immatriculation du véhicule à son nom dans un délai de 15 jours après la date de cession. Passé ce délai, l’acheteur s’expose à des sanctions pénales et administratives.
  • Le vendeur doit également informer l’administration du changement de propriétaire en réalisant une déclaration de cession en ligne sur le site officiel de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS).
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Les conséquences en cas de manquement aux obligations légales

Le non-respect des obligations liées à la déclaration de cession peut entraîner des conséquences importantes pour les parties impliquées :

  • Pour le vendeur : Si la déclaration n’est pas effectuée, il peut être tenu responsable des infractions commises avec le véhicule après la vente et rester redevable des taxes et amendes afférentes.
  • Pour l’acheteur : Le défaut d’immatriculation dans les délais légaux est passible d’une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 750 euros. De plus, si le véhicule n’est pas immatriculé, l’acheteur ne pourra pas obtenir de certificat d’immatriculation et sera donc dans l’impossibilité de circuler avec le véhicule.

Les solutions en cas de difficultés

Dans certaines situations, il peut être difficile de respecter les obligations légales liées à la déclaration de cession d’un véhicule non enregistré. Voici quelques exemples de problèmes que vous pouvez rencontrer et les solutions possibles :

  • Le vendeur ne dispose pas de la carte grise du véhicule : Dans ce cas, il est recommandé de se rapprocher des services préfectoraux ou de l’ANTS pour obtenir un duplicata du certificat d’immatriculation. Il est également possible d’établir une déclaration sur l’honneur en cas de perte ou vol.
  • Le véhicule provient d’un pays étranger : L’acheteur doit s’assurer que le véhicule est conforme aux normes françaises et procéder à son immatriculation en France. Pour cela, il devra fournir un certificat d’homologation ou une attestation d’identification à un type national.
  • Le véhicule est en leasing ou en location avec option d’achat : Dans ce cas, il convient de se référer au contrat signé avec l’établissement financier concerné pour connaître les modalités de transfert de propriété et d’immatriculation du véhicule.
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En conclusion, la déclaration de cession d’un véhicule non enregistré est une démarche essentielle lors de la vente ou du don d’un véhicule d’occasion. Elle permet de transférer la propriété du véhicule et d’informer l’administration de ce changement. Les parties concernées doivent respecter les obligations légales en matière de déclaration et d’immatriculation, sous peine de sanctions pénales et administratives. En cas de difficultés, il est recommandé de se rapprocher des services compétents pour obtenir des conseils et des solutions adaptées.